Plainte en France contre le Vice-Premier Ministre Chinois

Li Lanqing, de passage en France, est responsable du "Bureau 610" (la « Gestapo » chinoise)
qui planifie la persécution massive du Falun Gong


Paris, le 10 décembre 2002 (Centre d’Information du Falun Dafa en France) – Le mercredi 4 décembre, Me William Bourdon et Me Georges-Henri Beauthier, deux avocats connus pour leur implication dans les procès en France et en Belgique contre le dictateur chilien Pinochet, ont déposé une plainte devant la Cour de Nice pour crimes de torture contre Li Lanqing. Le Vice-Premier Ministre chinois était alors de passage en France et le dossier a maintenant été transmis au Procureur de la République à Paris. Les plaignants sont quatre pratiquants de Falun Gong, dont deux françaises.

En juin 1999 Li Lanqing avait été personnellement nommé par le président Jiang Zemin à la tête du « Bureau 610 », chargé exclusivement de la persécution massive et violente contre le Falun Gong. Cette unité spéciale, comparable à une « Gestapo », a le pouvoir d’agir totalement en dehors des lois chinoises et internationales.

Depuis juillet 1999 les crimes organisés par le Bureau 610, sous la responsabilité de Li Lanqing, ont provoqué des milliers de morts, dont plus de 500 ont été documentés par les organisations internationales de défense des droits de l’homme. Plus de 100 000 personnes ont été arrêtées, envoyées illégalement dans des camps de travaux forcés et souvent torturées. Des milliers ont été soumis à des traitements psychiatriques parfois mortels et à des sévices sexuels. Des millions de personnes sont terrorisées dans leur vie quotidienne : dénonciations, licenciements, expulsion de logements et d’écoles, racket, divorces et avortements forcés, errance. En France, quatre personnes ont déposé une plainte contre Li Lanqing. Il s’agit de :

-    Chen Zhumei, chinoise résidant en France. Ayant fait appel en Chine contre la répression du Falun Gong au juillet 2000, elle a été arrêtée, emprisonnée et sauvagement frappée. Son bras disloqué garde des séquelles ;
-    Hélène Petit, française qui a manifesté pacifiquement sur la Place Tian'anmen à Pékin en novembre 2001, a été arrêtée, détenue et frappée ;
-    Zhao Ming, étudiant en informatique au Trinity College à Dublin, a été détenu pendant plus de deux ans dans des camps de travaux forcés et soumis à d'incessantes tortures physiques et psychiques ;
-    Wang Yuzhi, torturée en Chine, s’est réfugiée aux Emirats Arabes Unis. Menacée d’être renvoyée en Chine, elle a été sauvée par le gouvernement canadien.

Cette répression aussi absurde qu’inhumaine frappe des personnes totalement inoffensives et désintéressées, simplement parce qu’elles pratiquent le Falun Gong et parce que le succès de cette méthode traditionnelle de qigong (plus de 70 millions de pratiquants en 1999) a irrité certains dirigeants chinois.

Or le Falun Gong n’a aucune activité ni visée politique. Elle vise le bien-être et le développement intérieur par un travail sur soi. C’est une pratique basée sur les principes moraux d’authenticité, de bienveillance et de patience, que les pratiquants respectent dans leur vie quotidienne.

L’application de ces principes au quotidien ne présente aucun danger ni pour un gouvernement ni pour une société, comme le prouve la popularité du Falun Gong dans plus de 60 pays du monde. Face aux traitements inhumains, les pratiquants de Falun Gong, asiatiques et occidentaux, sont restés pacifiques et non violents dans tous les appels lancés au gouvernement chinois. A la violence ils ont répondu par la non violence, aux traitements injustes ils ont répondu avec dignité et sens de la justice.

Il s’agit d’une méthode pacifique qui n’exerce aucun contrôle sur l’individu. Entièrement gratuite, sans formalisme ni rituel, elle permet à chacun de comprendre les choses et d’agir selon ses dispositions et son propre jugement.

A travers cette plainte judiciaire nous faisons appel à la communauté internationale pour qu’elle prenne conscience de la nature perverse de cette persécution. Avec l’aide de nos avocats, nous allons continuer nos actions judiciaires jusqu’à ce que les dirigeants chinois responsables de ces crimes soient condamnés et punis par la justice internationale. Ces terribles crimes contre l’humanité seront inscrits dans l’histoire.