Origine des statistiques données par
le Centre d'Information du Falun Dafa

 

En octobre 2001, des sources gouvernementales en Chine ont rapporté sous le couvert de l'anonymat que le nombre de décès de pratiquants de Falun Gong dépassait les 1,600. A cette époque, le nombre total de décès confirmés était de 320. Si le nombre réel de décès augmente proportionnellement à ce nombre vérifié, le nombre de morts aujourd'hui devrait être supérieur à plusieurs milliers.
Cette estimation est en accord avec les approximations des experts de la Chine, qui considèrent généralement que seules 10 à 20 % des informations sur ce genre de cas peuvent sortir de Chine (la confirmation la plus récente de ceci a été donnée par la crise du SARS, pour laquelle sans les pressions répétées de l'organisation mondiale de la Santé, 90% des cas auraient été passés sous silence.)
Du fait de l'énorme difficulté pour découvrir et confirmer des informations en Chine, nous pensons que même le chiffre de 3,000 reste probablement minimaliste. Nous donnons cependant seulement les chiffres correspondants aux décès prouvés, pour lesquels le nom de la victime et le lieu et les circonstances du décès sont connus.

"...la plupart des prisonniers sont des drogués (environ 40%), des pratiquants du mouvement spirituel Falun Gong (28%) et des prostituées (environ 10%). .Le ministre de la justice a dit que 260,000 personnes sont maintenant dans le système de réeducation par le travail, comparés au 1.3 millions en prison. Les vrais chiffres sont probablement au dessus."     --The Economist (21 Décembre 2002, édition U.S)

Même avec ce total sous-estimé de 260,000 personnes, il y aurait 73,000 pratiquants de Falun Gong dans les camps de travaux forcés. Si les estimations de la Laogai Research Foundation (http://www.laogai.org) sont exacts, il y a 4 à 6 millions de personnes dans ces camps … parmi lesquelles on compterait donc 1-2 millions de pratiquants de Falun Gong.
Des sources fiables nous ont indiqué que le chiffre était "au dessus de 100 000". Etant donné la fiabilité de ces sources dans le passé, nous nous tenons à ces chiffres plutôt qu'à ceux de la Laogai Research Foundation.

Il est très difficile d'arriver à des chiffres précis. Il y avait avant la répression entre 70 et 100 millions de personnes pratiquant le Falun Gong en Chine avant la persécution en juillet 1999 (voir la section suivante). Il n'est donc pas déraisonnable de penser que des millions ou même des dizaines de millions d'entre eux aient été arrêtés et détenus à un moment ou à un autre des 7 années de persécution.
En décembre 1999, le ministère de la sécurité publique chinois annonçait que plus de 35000 personnes avaient déjà été arrêtées pour la seule ville de Pékin. Après 7 années de persécution, les experts de la Chine placent le chiffre entre "des centaines de milliers" et "des millions".

Ces chiffres viennent des statistiques officielles du gouvernement chinois avant le début de la répression, à la suite d'une enquête nationale menée par le gouvernement fin 1998. Après la répression en juillet 1999, le régime à commencé à diffuser des chiffres plus bas -- 1 ou 2 millions – probablement pour minimiser l'ampleur de la popularité du Falun Gong.

27/4/99, The New York Times
correspondant de Beijing :
"...L'estimation par le gouvernement d'un nombre de 70 millions d'adhérents en fait le plus large groupe dans une nation de 1.2 milliards"
27/4/99, The New York Times
article de Joseph Kahn :
"même le gouvernement chinois estime que le mouvement a plus de membres que le parti communiste. Beijing estime le nombre de membres à 70 millions. Les pratiquants disent ne pas rejeter ces chiffres, mais disent ne pas avoir de façon d'en être sûr, du fait qu'ils n'ont pas de liste des membres"
26/4/99, The Associated Press
Le groupe en croissance pose un dilemme pour la Chine, par Renee Schoof
"Mais avec plus de membres que le parti communiste – au moins 70 millions, d'après l'administration nationale des sports -- Falun est aussi un formidable réseau social..."

 

La pratique du Falun Gong n'a pas d'organisation centrale ni de liste de membres. Donc nous n'avons pas d'idée précise sur le nombre de personne la pratiquant hors de Chine. Par contre, le site principal du Falun Gong, http://www.falundafa.org, indique déjà la présence de sites de pratique du Falun Gong dans plus de 50 pays.

Comme mentionné ci-dessus, 70 à 100 millions de personnes pratiquaient le Falun Gong en Chine quand Jiang Zemin a ordonné la répression en juillet 1999. Ces personnes étaient dans toutes les couches de la société, y compris au sein de l'armée et du gouvernement. Beaucoup se sont exprimés publiquement, en allant place Tiananmen  par exemple, pour demander la fin de la persécution. D'autres ont travaillé discrètement pour fournir des informations sur les mécanismes de la persécution en Chine et sur les responsables de celle-ci. Ci-dessous sont quelques exemples des informations reçues et qui ont informé à l'avance d'événements organisés par le régime chinois :

- Le bureau "6-10" prévoit de créer une histoire de meurtre d'enfant contre le Falun Gong
En avril 2001, différentes sources d'information à Changchun indiquaient que le bureau "6-10" local répandait des rumeurs dans les écoles de la ville disant que les pratiquants de Falun Gong prévoyaient d'assassiner un enfant. D'après les sources il s'agissait de préparer l'opinion pour des nouvelles attribuant un tel crime au Falun Gong. Le Centre d'information du Falun Dafa (version chinoise) avait publié un communiqué basé sur cette information le 9 avril.
Le 13 mai, les médias d'Etat diffusaient l'histoire d'une femme tuant son enfant devant 40 autres personnes, prétendument des pratiquants de Falun Gong. Associated Press, cependant, écrivait quelques heures plus tard que "les médias gouvernementaux ont publié de nombreuses histoires semblables, dont aucune n'a été confirmée indépendamment." De plus, le meurtre était censé avoir eu lieu le 22 avril, mais n'a été diffusé que le 13 mai – le jour précisément célébré comme "journée du Falun Dafa" ailleurs dans le monde. "Rien n'explique pourquoi le gouvernement a attendu 3 semaines pour publier la nouvelle de cette mort," indique la dépêche de AP.

- Des milliers d'arrestations et des dizaines de morts révélés en avance
A la suite de la diffusion de programmes favorables au Falun Gong dans le Nord-Est de la Chine le 5 mars 2002, des sources en Chine ont indiqué qu'une vague d'arrestations sans précédent se préparait dans la ville de Changchun. Le 26 mars, le Centre d'Information du Falun Dafa diffusait un communiqué de presse révélant que plus de 5,000 personnes identifiées comme pratiquants de Falun Gong avaient été arrêtés lors d'un raid policier sans précédent à Changchun. Les sources indiquaient aussi que des dizaines ou plus auraient été tués du fait de la brutalité policière.
Amnesty International a décidé d'une "Action Urgente" dans les semaines qui ont suivi la diffusion, mais à cause du strict contrôle des informations, il a fallu plus de 7 semaines avant que l'arrestation d'au moins 2000 personnes puisse être confirmée par des sources indépendantes. Le 25 avril, Associated Press s'en faisait l'écho:
« 
BEIJING – Sous la pression intense de Beijing, la police a détenu 2,000 pratiquants de la pratique spirituelle interdite Falun Gong dans une ville du Nord de la Chine, après une diffusion télévisée du groupe, a dit une organisation de défense des droits de l'homme jeudi. Plus de 150 pratiquants à Changchun ont été envoyés dans des camps de "re-éducation par le travail", a dit le Centre d'Information pour les Droits de l'Homme et la Démocratie. Le camp de travail pour femmes de Changchun a admis à lui seul 80 pratiquants de Falun Gong durant les 6 dernières semaines, a dit le centre basé à Hong Kong. »

- Plan de "suicide" pour diffamer le Falun Gong
Le 16 Décembre 2001 le Centre d'Information du Falun Dafa diffusait un communiqué de presse indiquant qu'une source fiable en Chine avait révélé que le régime chinois commencerait une propagande anti-Falun Gong le 17 décembre en utliisant un cas prétendu de suicide.
"Cette information est arrivée la nuit dernière," disait le porte-parole du Centre d'Information au moment de la diffusion de la nouvelle. "Le régime chinois a utilisé cette tactique de nombreuses fois auparavant – ils prennent un suicide, un meurtre, ou n'importe quoi d'horrible, et utilise les médias nationaux pour accuser les pratiquants de Falun Gong et inciter à la haine contre eux. Bien sûr ces informations sont très protégées par le régime et il est difficile et dangereux de les diffuser, mais nous pouvons dire que cela vient d'une source fiable et doit être pris au sérieux."
Le lendemain, le premier sujet de la télévision d'Etat était sur un homme ayant tué son père et sa femme, et blessé sa propre mère, le 25 novembre à Beijing (nouvelle donc diffusée 20 jours après).
L'homme était présenté comme un pratiquant de Falun Gong, et il parlait au journaliste de façon totalement irrationnelle, mentionnant parfois le mot Falun Gong. L'utilisation de terminologies bizarroïdes était probablement destiné à le faire considérer par le public comme un pratiquant de Falun Gong devenu fou.

- 4 jours avant la panique à l'Anthrax, des sources révélent que Jiang Zemin va exploiter la peur du terrorisme
Le 14 Octobre 2001, le Centre d'Information du Falun Dafa (Chinois) rapportait que Jiang Zemin avait décidé de considérer le Falun Gong comme une "organisation terroriste," et avait ordonné de créer des "incidents terroristes " et de les attribuer au Falun Gong.
Le 18 Octobre 2001, Deutsche Presse-Agentur (DPA), Associated Press et d'autres médias rapportaient dans des dépêches, citant des sources au Ministère des Affaires Etrangères Chinois, qu'un "livre de Falun Gong " suspecté de contamination à l'anthrax  avait été reçu par une entreprise américaine à Beijing. Aucun détail n'était donné.
Cet incident se produisait alors que de nombreux chefs d'Etat étaient à Shanghai pour le sommet de l'APEC.

- Visite de propagande dans les camps de travail
Le 26 avril 2001, le Centre d'Information du Falun Dafa rapportait que le camp de travail de Masanjia, dans la province de Liaoning, allait être visité par les correspondants de la presse étrangère, et que des "interviews"de pratiquants de Falun Gong étaient prévues. Un mois après, les journalistes étaient invités à visiter le camp de Masanjia et voyaient des murs repeints à neuf, des prisonniers dans des tenues neuves avec au dos écrit leur nom en chinois et en anglais (il reste à comprendre pourquoi des prisonnier devaient avoir leur nom écrit en anglais dans un camp de travail chinois), qui jouaient au basketball en riant, nourrissaient des daims et profitaient d'un environnement propre et harmonieux (sic).
Le nouvelles du camp de Masanjia que nous recevons directement de Chine sont différentes : viols collectifs par des gardiens, tortures médiévales, mort par torture de dizaines de personnes. Des survivants sortis de Chine témoignent de l'horreur dans ce camp.

 

Le contrôle des informations par le régime chinois est extrême. Même si nous avons accès à des sources fiables, l'expérience montre que nous, ainsi que les journalistes et les autres associations de défense des droits de l'homme, ne faisons qu'effleurer la surface de ce qui se passe réellement en Chine.
La véritable ampleur de cette tragédie humaine demeure une inconnue.